Communiqué – Fermeture des salons de massage à Laval

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Communiqué – Fermeture des salons de massage à Laval

Fermeture des salons de massage à Laval : une mesure stigmatisante et une atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses du sexe

Montréal, mardi 23 janvier 2018 – Mardi dernier, la ville de Laval adoptait des modifications à son règlement municipal concernant les établissements à caractère érotique sur son territoire. Cette fermeture massive et sans préavis des salons de massages a été présentée comme un « grand ménage » par les représentants de Laval et les médias. Nous considérons que les nouvelles dispositions adoptées sont basées sur des présomptions sans fondement concret et sans aucune donnée probante qui confirme un problème d’exploitation sexuelle en lien avec ces établissements.

Laval tire dans le pied de ces citoyens et citoyennes

En réalité, plus d’une centaine de femmes ont perdu soudainement leur source de revenu, un lieu de travail sécuritaire et sont désormais exposées à la précarité et à la violence tandis que les autres seront «ghettoïsées» dans une zone industrielle loin des services propices à leur santé et leur sécurité. La dispersion des lieux de pratiques à Laval rend d’autant plus difficile le travail des organismes communautaires, qui ont pour mission de rendre ces personnes moins vulnérables notamment aux ITSS et à l’infection du VIH. Soulevons également qu’aucune de ces organisations n’a été consultée préalablement à l’adoption de ces modifications au règlement municipal, bien qu’elles soient aux premières loges de la réalité terrain.

En adoptant des mesures aussi répressives, la Ville de Laval n’aide en rien les personnes exploitées sexuellement. En ce qui nous concerne, il est rare en réalité de voir des mineur.e.s travailler dans les salon de massage. Ce qui rend les jeunes vulnérables est la clandestinité, l’exclusion, la pauvreté et le manque de ressources alternatives. Il est illusoire de croire que la répression aura un impact préventif. Au contraire, cela réduira considérablement la sécurité des personnes en les privant de lieux de travail salubres et sécuritaires où elles sont entourées de leurs paires et de tierces personnes qui facilitent la négociation, favorisent le soutien et la gestion des mauvais clients.

Pour toutes ces raisons et considérant que ces nouvelles mesures encouragent l’exclusion sociale et atteignent la dignité, le PIaMP s’oppose aux nouvelles mesures concernant les établissements à caractère érotique lavallois et est solidaire avec les revendications faites par Projet Vénus, Stella, SIDA VIE Laval, COCQ –SIDA Portail VIH/sida du Québec et tous les autres organismes solidaires de la communauté des TDS.

Nous demandons à la Ville de Laval de suspendre l’application de cette nouvelle règlementation et d’ouvrir le dialogue avec les personnes concernées en consultant les organismes qui œuvrent auprès de la communauté des TDS. Il est grand temps d’abroger ce qui favorise légalement la confusion et la violence dans notre société!

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Notre mission

Depuis 35 ans, le PIaMP a pour mission d’intervenir auprès des jeunes de 12 à 25 ans qui échangent ou qui sont susceptibles d’échanger des services sexuels. Il a aussi pour mission d’informer et de former les proches et les personnes qui se sentent concernées par cette réalité.

Pour nous joindre

Stéphanie RICARD – Directrice générale – piamp@piamp.net
Roxane CHOUINARD – Chargée de projet en communications – roxane.virage@piamp.net

Téléphone : 514-284-1267

2018-02-02T12:16:34+00:00