Découvert sur L’Actualité.com, un photo-reportage sur la prostitution des garçons et des jeunes hommes à Tripoli.

Ruelle animée de la Vieille ville

Sur fond de pauvreté et de disparité sociale, la prostitution des mineurs s’exerce au grand jour. Le conservatisme social ambiant relègue les jeunes dans la marginalité tout en niant la réalité de la prostitutiton des mineurs. Officiellement, la prostitution n’existe pas. Tant que cela reste discret, pourtant, les policiers tolèrent. Exposés aux aux railleries et aux menaces, les jeunes se regroupent pour assurer leur sécurité.

Là-bas comme ici, les revenus sont hors de proportion avec ceux du citoyen ordinaire. D’autant plus que le chomâge touche près de 40% de la population adulte dans certains quartier, et probablement davantage chez les jeunes. Dans ces conditions, comment résister aux offres des clients qui sont prêts à payer 1 500$ la nuit en échange de leurs charmes ? Difficile de quitter aussi, puisqu’ailleurs les perspectives sont bouchées.  Et puis il y a  la drogue, qui là aussi fait ses ravages chez des jeunes qui commencent tout juste leur vie.

Autre lieux, autres mœurs… dans certains quartiers nombre d’adolescents explorent leur sexualité avec les copains; le conservatisme religieux ne leur permettant pas de côtoyer les filles. Autres mœurs vraiment ? en tout cas, mêmes activités, même manège, même usage des technologies modernes: les rencontres se font sur internet, comme partout sur la planète maintenant.

Les jeunes prostitués de Tripoli, L’Actualité.com (2010).