Aujourd’hui, toute la presse à potin du Québec ne parle que de Béatrice Martin, cette jeune et talentueuse artiste de la relève. C’est que des photos nues de Coeur de Pirate circulent sur Internet. L’artiste y pose nue, mais les photos datent du temps où elle était mineure… ce qui est illégal au Canada comme dans beaucoup d’autres pays.

Loin de moi la tentation d’ajouter ma voix au chœur des potins, là n’est pas mon propos. L’histoire est somme toute anecdotique et même un peu banale considérant le nombre de jeunes qui s’échangent des photos d’eux-même nus, des vidéos et autres fichiers multimédia à caractère parfois franchement pornographique. C’est là que le bât blesse car ce phénomène est loin d’être marginal, que ce genre de photos et de vidéos pullulent sur internet et qu’elles sont illégales. Auto-portraits ou pas, il s’agit d’un acte illégal et les jeunes ne sont pas à l’abri de poursuites judiciaires. Ainsi cet hiver, nous apprenions que des adolescents américains étaient poursuivis en justice pour s’être échangé des « sextos » – des photos à caractère sexuel. Il n’est pas question de les avoir publiées (sur internet par exemple) et les « victimes » étaient consentantes. La loi ne fait pas de différence à cet égard et les victimes, mineures, ne peuvent consentir au sens de la loi. Pour référence, consultez l’article de Silvia Galipeau, Sextos illégaux, paru sur cyberpresse.ca, ou encore ce texte de


Comme toujours j’attends vos commentaires.

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Sur les sextos, voir aussi: Prohibition 2.0 : qu’est-ce qu’un contenu préjudiciable ?