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Foire aux questions

Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet des échanges de services sexuels, voici quelques définitions et réponses aux questions les plus courantes que l’on nous pose. Notez que le contenu de cette section est basé sur l’approche du PIaMP.

Qu’est ce qu’on entend par échange de services sexuels ?

Pour le PIaMP il s’agit d’échanger un acte à caractère sexuel contre de l’argent, des biens, un logement, un service ou toute autre forme de bénéfice. L’acte à caractère sexuel est à comprendre au sens large car il peut s’agir de rapport sexuel, service d’escorte, danse et massage érotique, diffusion de photos ou vidéos à caractère sexuel, webcam, pronographie, etc.

L’organisme utilise ce terme pour son aspect neutre et englobant. De plus, nous veillons à laisser le.la jeune se définir et définir ses activités.

Il n’est pas rare dans les discours d’entendre les termes travail du sexe, prostitution et exploitation sexuelle de façon interchangeable. Il s’agit ici de notions très différentes les unes des autres et qui se réfèrent à des contextes différents également. Le PIaMP veille à ne pas faire d’amalgame et invite toute personne à en faire un usage réfléchi.

Qui sont les jeunes qui échangent des services sexuels?

Le PIaMP met de l’avant le fait que tout jeune, peu importe son niveau d’éducation, ses origines culturelles, son appartenance religieuse, sa classe sociale, son identité de genre ou son orientation sexuelle, peut échanger des services sexuels et peut être concerné.e par ce phénomène. Il n’existe pas de profil type et le PIaMP veille à communiquer ce fait pour lutter contre la stigmatisation de certain.e.s jeunes plus vulnérables.

On trouve peu d’études sur le sujet des jeunes qui échangent des services sexuels, et dans tous les cas le PIaMP invite les gens à garder un regard critique quant à ces études qui parfois ne représentent qu’une seule réalité. De plus, l’aspect illégal du phénomène fait que c'est particulièrement difficile d’en dresser un portrait réel.

Les jeunes filles semblent être les plus représentées dans les échanges de services sexuels. Mais on ne peut pas nier la présence de garçons. Les premières expériences d’échanges de services sexuels se produisent généralement quand les jeunes sont mineur.e.s, mais là encore il n’y a pas de situation type et pas de consensus dans les différentes recherches.

Quelles motivations sont nommées par les jeunes qui échangent des services sexuels?

Échanger des services sexuels, c’est avant tout un moyen trouvé à un moment donné pour répondre à un ou des besoins, que ceux-ci soient conscients ou non. En ce sens, on met de l'avant qu’il peut y avoir une multitude de motivations derrière les échanges de services sexuels.

Le plus souvent, les jeunes nomment que leur motivation est essentiellement monétaire. Certain.e. y voit la possibilité de gagner des sommes d’argent importantes rapidement, surtout si la personne doit faire face à des contraintes et des exigences de vie qui rendent tout autre travail moins avantageux (vie monoparentale, étudiante, sans statut régulier, sans diplôme, etc.). En outre, les services sexuels peuvent parfois être échangés pour répondre à des besoins matériels de nature diverse et variée (logement, bien, voyage, nourriture, drogues etc.)

Certain.e.s jeunes expriment être attiré.e.s par le milieu de l’industrie du sexe qu’ils.elles associent à l’image des partys, de l’abondance matérielle, et du luxe. Les jeunes peuvent voir en l’industrie du sexe la porte ouverte vers le monde nocturne réservé à une élite économique. Les échanges de services sexuels peuvent également être pratiqués pour des raisons immatérielles: des jeunes nomment échanger des services sexuels pour explorer leur vie sexuelle, vivre de nouvelles expériences et questionner leur orientation sexuelle.

D’autres expliquent que c’est une façon de répondre à des besoins affectifs: des jeunes peuvent nommer qu’ils.elles cherchent un moyen d’être désiré.e.s et désirables. Ces activités favorisent leur estime de soi, les valorise. Si les échanges s’organisent dans un contexte de gang ou un réseau (criminel) le.la jeune peut alors se sentir membre d’une communauté, et répondre ainsi à un besoin d’appartenance.

Articles, documentaires et livres intéressants à consulter :

Analyser autrement la « prostitution » et la « traite des femmes »
Louise Toupin
2007



Le prisme de la prostitution
Gail Pheterson
2001



Recherche “Sexe, relations… et toi ?”
Haute école de travail social Fribourg
2017



Hommes à louer
Rodrigue Jean
2008



Prostitution masculine
Banc Public
2017

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