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Maon ami·e a un sugar daddy, qu’est-ce que je devrais faire ?

Si, comme pour beaucoup de personnes, tu as peu de connaissances sur les différentes formes de travail du sexe, nous te conseillons de ne pas rester sur une première réaction. En effet, de nombreux préjugés sont véhiculés et il est important d’être ouvert·e et de s’informer pour connaître un plus large éventail des réalités possibles. 

Voici quelques conseils que nous pouvons te donner:

  • Face à ce partage, soit dans l’accueil et la bienveillance. Il est important de ne pas sauter à des conclusions jugeantes et de prendre le temps d’écouter taon ami·e.  
  • La stigmatisation posée sur les personnes qui ont un sugar daddy (et plus largement qui échangent des services sexuels) est très forte. Garde en tête que taon ami·e est toujours la même personne que tu connais et apprécies.
  • Si tu as des inquiétudes, essaie d’évaluer d’où elles viennent: sont-elles associées à des mythes et préjugés sur le sugaring, ou elles s’appuient sur des faits que tu as observés ou entendus ?
  • Tes inquiétudes sont normales surtout si la sugar daddy est une personne plus âgée ou que taon ami·e est mineur·e. Il est possible en effet que taon ami·e vive de la violence ou de la manipulation. Dans ce cas, il faut qu’iel soit outillé·e pour reconnaître ces situations dangereuses. 
  • Si taon ami·e est ouvert·e à recevoir du support, tu peux lui fournir des lectures ou des ressources pour qu’iel obtienne de l’aide. Les intervenant·es du Piamp pourraient lae rencontrer.
  • Si taon ami·e n’est pas ouvert·e à recevoir du support, le plus important est que tu lui exprimes ta disponibilité et ton soutien
  • Si tu as de la difficulté à évaluer s’iel se trouve dans une situation de danger tu peux aussi contacter le Piamp qui t’aidera à évaluer la situation et agir en conséquence. 
  • Fais des lectures sur le sujet, tu peux commencer en lisant notre campagne sur le sugaring (à venir sous peu). 
  • C’est possible aussi que taon ami·e ne soit pas dans une situation de danger, surtout s’iel est majeur·e et a des outils pour s’affirmer et reconnaître les situations de violence. Dans ce cas, attention à ne pas te montrer insistant·e. Certaines questions relèvent parfois de la curiosité plus que du soutien et taon ami·e pourrait trouver tes questions fatigantes. Laisse lae décider quand iel a envie de t’en parler. 

N’hésite pas à aller chercher du soutien pour toi-même si tu as des inquiétudes, car elles peuvent être lourdes à porter. 

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